Mémoire Résistance et Déportation dans les Côtes-du-Nord

Groupuscules ultra-minoritaires

En plus du PNB, plusieurs partis collaborationnistes sont autorisés par l’occupant au printemps 1941. Comme ailleurs en Bretagne, ces « partis nouveaux » pro-nazis ne sont que des groupuscules comptant peu d’adhérents, quelques dizaines de militants chacun tout au plus. Ainsi, dans les Côtes-du-Nord, entre 1941 et 1943, les effectifs cumulés d’adhérents de ces partis collaborationnistes auraient oscillé entre 600 à 800 environ, soit moins de 0,15 % de la population totale. Ces chiffres ne prennent pas en considération la multiappartenance fréquente de certains militants. Le collaborationnisme politique et militaire a donc été très marginal dans le département, mais il faudrait ajouter les délateurs anonymes malheureusement assez nombreux, comme le souligne d’ailleurs à plusieurs reprises le Préfet des Côtes-du-Nord.

Qui étaient ces « collabos » ? Le recrutement au sein de ces partis est essentiellement masculin (d’âge mûr ou de moins de 30 ans) et urbain. Dans les Côtes-du-Nord, on constate une surreprésentation des élites (patrons et professions libérales) et des classes moyennes urbaines (artisans-commerçants). En revanche, les paysans et les ouvriers y sont très peu présents. Les motivations de l’engagement sont diverses : idéologiques mais aussi bassement matérielles (pouvoir, argent).

 
Sommaire
dimanche 26 juillet 2009
par LE GUYADER Eric
La débâcle des partis collaborationnistes (février 1944)
ADCA, 1 W 5, Extrait du rapport bimestriel du Préfet, 1er février 1944.

lire la suite de l'article
samedi 13 décembre 2008
par LE GUYADER Eric
La faible activité des partis collaborationnistes (avril 1943)
ADCA, 1 W 5, Extrait du rapport bimestriel du Préfet, 1er avril 1943

lire la suite de l'article